Samedi 18 février 2012
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A quelques heures du coup d'envoi du carnaval de Dunkerque...Faisons le ensemble !
A Dunkerque quand vient le carnaval, on s'amuse comme des cigales...
Au fond de mon cœur, des images me reviennent celui d'une ambiance folle, des confettis qui fleurissent les trottoirs, chassant la grisaille et ce froid terrible d'un
mois de février lorsque je suis "montée" voir ce carnaval, je n'imaginais pas que l'on pouvait vivre un tel instant un carnaval
pétillant, la ville respire, palpite, elle est irriguée que par un seul cœur celui du CARNAVAL !!!
Comme vous avez pu le constater, je suis une pure ch'ti, j'aime cette ambiance!
Ah! Ce mardi-gras, il est sacré chez nous, les chansons, on les apprend dans le berceau et loin de mes racines, j'ai bien envie ce soir de faire vivre ce carnaval qui est n'est pas celui de
Venise !
Alors vous êtes d'accord ?
Pour cela, c'est très simple, un berguenaere, un plumeau, un boa, du maquillage et un beau chapeau avec des paillettes et des plumes.
Il faut savoir qu'à Dunkerque même en été,on pense déjà au carnaval, c'est dans le sang, n'exagérons pas mais dès le mois de janvier certaines bandes défilent déjà dans les rues.
Son origine remonte aux fêtes liées aux jours de gras qui précèdent le début du carême, avant le départ en campagne des pêcheurs (visschersbende), surtout les islandais qui
célébraient surtout ce moment le mercredi des cendres.
Avec le déclin de la pêche de la morue, cette fête a failli disparaître mais il sera rétabli en 1920.
Il faut savoir que ce carnaval est animé par des bandes (bandes de Dunkerque, de la Citadelle, de Rosendaël...), la bande est un défilé des masques, c'est d'ailleurs là, que l'on trouve
l'agitation la plus forte, cest là que vous, simples spectateurs, on vous chahute, on vous attrape par le cou pour aller chanter, sauter et danser, des plumeaux viennent caresser votre visage, le
son des fiffres vous envahit le cœur et c'est vrai que l'envie de les rejoindre vous pousser à monter dans cette fièvre bordélique mais enthousiaste.
Amusant de voir ces hommes déguisés en femmes, la créativité est débordante de la mini-jupe au porte-jarretelles, ce qui m'a impressionnée ce fut le maquillage, je tire mon chapeau pour la
précision soignée de certains carnavaleux.
Ce carnaval n'est pas bordélique au contraire, il existe un code quand le désordre règne, il y a une façon de pousser sans faire mal aux gens, sans être brutal, pour
revenir au fameux chahut car il faut savoir que chaque bande vibre sous les heurts des chahuts. Dans la première ligne, les plus chevronnés doivent retenir tout le monde derrière soi et de
supporter avec son dos la poussée humaine. 
Le carnaval de Dunkerque rime avec partage, les chapelles permettent aux carnavaleux de rentrer dans des maisons ou des cafés aux abords au parcours afin de se reposer avant de reprendre le
parcours, dans certaines maisons, parfois 70 personnes peuvent être accueillies pour partager la soupe à l'oignon, le pot'jevlsch, les crêpes et la bière.
Le carnaval de Dunkerque ce sont des corsaires, des bébés joufflus, des confettis et les "berguenaeres", ce nom vous évoque rien pour le moment, si je vous dis parapluie, l'image
du défilé vous revient, ces parapluies ne protègent pas nos carnavaleux de la pluie, c'est pour se moquer des paysans venus assister à cette manifestation, aujourd'hui, ils ont une autre fonction
la beauté du cortège et permettent à certaines groupes de se repérer.
Les chants, eux pas très catholiques, mais cela ne m'empêche pas de l'écouter toute l'année.
A Dunkerque quand vient le carnaval,
On est tous joyeux comme des cigales,
On se grime on met de la peinture,
On s'en fout plein la figur'
On s'habille avec de vieux habits,
Et on sort son grand parapluie,
Avec tout ça on est paré pour le carnaval...
Et voici celle que j'écoute parfois lol
Ah, ah, ah,ah, Léon , il a dans son kanneçon
Un joli saucisson, ah, ah, ah, ah Louise, elle a dans sa chemise,
Une jolie boîte à prise !
Ah, oui, j'allais oublier le fameux lancé de harengs que monsieur Le Maire jette du haut de son hôtel de ville, 450 kilos seront jetés dans la foule bien entendu, ils sont sous
cellophane, une offrande afin d'apporter quelques vertus aux malheureux carnavaleux fatigués.

Et quand le carnaval touche à sa fin, la place de Jean-Bart ((1650-1702) fut corsaire du roi Louis XIV natif de Dunkerque, issu dune famille d'armateurs flamands), l'émotion envahit pour ce
rigodon final durant presque une heure, les carnavaleux chantent et dansent dans une espace réduit, certains pleurent lors de la cantate à Jean-Bart, le carnaval se meurt dans la cité du
corsaire. Il faudra attendre l'année prochaine pour pouvoir refiler son costume que l'on met pour certains chaque année.
Et puis, un jour, la petite vaba ira faire le carnaval à Dunkerque et ne sera plus spectatrice car carnaval rime avec bandes, rigodons, chahuts, tambour-majour (Celui qui est en avant du cortège
et le dirige) et un ciel de confettis.
Vive les enfants d'Jean-Bart, ce sont des fameux gaillards,
Pour les fêtes et pour les bals du carnaval.
Les photos ont été prises directement sur internet.
http://server.adinlive.com/mySlot.jsp?id=25394